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L'originalité des méthodes d'entrainement propres à la Sophrologie |
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Elle réside dans leur caractère "vivantiel". Qu'est-ce à dire ?
Au cours d'une première étape, dite "fondamentale", d'un entraînement progressif, il s'agit d'activer et de renforcer ce "s'éprouver" primordial de la Vie en soi. Ceci est réalisé par la pratique d'actes, tant physiques que psychiques. Mais ceux-ci ne sont pas accomplis n'importe comment, ils le sont en focalisant l'attention sur eux. Ainsi se dévoilent, en les vivant et avec l'acuité de la réalité vécue consciemment, les capacités et les possibles que cette Vie nous donne.
Mais ceux qui ont suivi de près l'évolution de la Sophrologie, de sa création à ce jour, ont pu se rendre compte de son évolution.
A l'époque de sa création, en 1960, sa seule ambition était d'être une Science de la Conscience; elle se voulait seulement une méthode apte à aider chacun, à découvrir et entraîner les différentes structures et capacités de celle-ci.
Elle a évolué depuis. En effet, elle ne considère pas seulement l'Homme comme une personne, avec ses aspects biologiques et aussi individuels (et donc sa liberté) ; elle le voit comme un être intégré dans la société, un être qui se constitue à travers une expérience intersubjective et existentielle. Ses méthodes se veulent donc une "discipline" existentielle. Celle-ci doit s'exercer dans le respect de la liberté individuelle ; elle doit prendre en compte en compte le fait suivant : c'est à travers l'expérience individuelle et sociale de sa propre existence, que chacun peut découvrir la manière de construire sa propre personnalité. Les méthodes sophrologiques caycédiennes ont, à juste titre, une prétention, celle de permettre à chacun de mettre cette force intégrative des structures de l'être qu'est la conscience, au service de ses propres valeurs et de sa propre personnalité.
Elles ne peuvent donc plus être seulement une pratique qui renforce les capacités et structures de la conscience. Il faut aussi qu'elles permettent à chacun de découvrir et de conquérir ses propres valeurs ; celles qui sont constituantes et intégratives de sa propre égoïté. La méthode du cycle fondamental constituait jusqu'en 1988, l'essentiel des méthodes proposées par la Sophrologie. Mais, compte tenu de cette évolution, elle est devenue insuffisante et a donc dû être complétée !
Le Pr. A. Caycedo a alors conçu et proposé, de nouvelles méthodes d'Entraînement : celles-ci portent le nom de "Cycle Radical" et de "Cycle Existentiel". L'école sophrologique caycédienne a depuis lors vérifié par l'expérience la validité de ces propositions et ces cycles sont venus s'ajouter à la suite du "Cycle fondamental". La méthode actuelle est donc aujourd'hui constituée de trois cycles.
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La Sophrologie n'est ni une psychologie, ni une psychothérapie |
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C'est à ces contenus de conscience que le psychologue s'intéresse ! * Quels sont les rapports qui existent entre eux ? * Comment ces divers constituants de notre monde symbolique interviennent-ils sur nos différents comportements ? * Comment peut-on m odifier les relations qui s'établissent entre eux ? * Comment modifier ces relations ? (Par exemple rendre conscients des contenus inconscients).
Mais le sophrologue, en tant que phénoménologue, ne s'intéresse pas à ceux-ci ; il ne s'intéresse pas aux contenus mais aux actes de mise en relation avec le monde; à ces actes constitutifs de notre monde symbolique, sans lesquels aucun monde symbolique quel qu'il soit, ne saurait même apparaître. Il ne nie pas que certains de ces contenus puissent être présents (le conscient) et que d'autres, restés "latents", puissent nous agir à notre insu (l'inconscient). Mais que ces contenus soit conscients ou inconscients, ils ne font pas partie de son champ d'étude. Il n'en disserte donc pas. C'est pourquoi, par exemple, vous n'entendrez pas un véritable phénoménologue ou sophrologue parler d' "inconscient". Ils ne cherchent pas en particulier à rendre conscients des contenus inconscients, ce n'est pas son propos.
La pratique Sophrologique n'est donc pas une psychologie ou une quelconque psychothérapie. C'est une science fondamentale, qui s'intéresse aux fondements, à l'origine, même du phénomène humain, à ce sans quoi il ne serait pas un être humain.
Il s'intéresse à l'épreuve que chacun peut faire de la Vie en lui, à ce "s'éprouver" vivant qui est indépendant des modalités ou des attributs que cette vie emprunte pour se dévoiler dans l'existence de chacun. C'est par la mise en jeu de ces actes, que la Vie s'éprouve, s'auto-affecte, et s'auto-accroit dans l'existence de chacun d'entre nous; c'est par elle, que se dévoilent les capacités et les possibilités, tant physiques que psychiques qu'elle nous donne. C'est encore par des "faire", mettant en jeu ces capacités, que nous constituons notre monde symbolique singulier ; car ce n'est pas par les mots que nous constituons celui-ci. Les mots ne sont que des signes, ils montrent ce qui ne se montre pas soi-même, à savoir le sens, mais ce sont les actes qui donnent sens. C'est par la mise en jeu de ces actes que nous intégrons la spatialité, la temporalité, nous constituant ainsi comme égoïté singulière et incarnée, située dans le temps et dans l'espace. |
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Conscience et phénoménologie |
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Lorsque nous disons que le sophrologue étudie la conscience humaine, c'est donc en tant que phénomène qu'il le fait. Il étudie son essence, ce sans quoi elle ne serait pas un phénomène de conscience. Il l'étudie telle qu'elle se montre, indépendamment des modalités ou attributs qu'elle peut emprunter pour se montrer. Or, comment se montre-t-elle ? Elle se montre comme "acte de mise en relation avec le monde", en l'absence duquel je ne peux plus être "présent" au monde. Cet acte s'accomplit selon des modes divers. Par exemple, penser, imaginer, se souvenir, percevoir, mais aussi se mouvoir, s'émouvoir, souffrir, jouir etc.. Ce sont là les actes par lesquels la Vie se manifeste, une épreuve de la Vie en train de se vivre en nous, et par laquelle nous nous éprouvons vivant. L'école sophrologique lui donne le nom de "Vivance phronique". Le mot "vivance" est donc un néologisme. C'est un participe présent substantivé; le participe présent indique que l'action est en train de se produire. La "vivance phronique" est donc cette épreuve de la Vie en soi que peut vivre consciemment tout vivant humain. (Phronique = profonde, radicale, essentielle). Le concept de vivance phronique représente le grand apport du Pr. A.Caycedo à l'École Phénoménologique Existentielle.
Aucune pensée ne peut apparaître, qui ne soit le résultat d'un acte de pensée; aucune image mentale souvenue ou imaginée ne nous apparaît, sans que nous accomplissions un acte de représentation ; il n'est aucun sentiment qui se donne autrement que par un acte de ressentir. De même toute émotion est le fruit d'un s'émouvoir, tout mouvement celui d'un "se mouvoir". Rien n'est vu, en dehors d'un acte de vision, entendu sans un acte d'audition etc.. Aucune douleur ne se donne dans la présence, sans acte de souffrir, nulle jouissance en dehors de l'acte de jouir. Lorsqu'un être humain n'accomplit plus aucun de ces différents actes, nous disons alors qu'il a perdu conscience.
La conscience humaine dans son essence (ce sans quoi elle ne serait pas la conscience humaine) se montre donc comme constituée d'actes. C'est pourquoi, nous disons que la conscience est dynamique.
Il ne faut pas confondre ces "actes de conscience" avec leurs résultats, que sont les pensées, les images mentales, les souvenirs, les sensations, les perceptions, les émotions, les douleurs, les jouissances, etc.. Nous appelons les résultats de ces actes les "contenus de conscience". |
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La Sophrologie, qu'est ce que c'est ? |
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Mais qu'est-ce que la Phénoménologie ? En quoi réside l'originalité de ces procédés?
La Phénoménologie.
Bien que le mot soit plus ancien, la phénoménologie est au départ un mouvement philosophique, inspiré des travaux de Hegel (1770/1831). Mais c'est Edmund Husserl (1859/1938), qui peut en être considéré comme le véritable fondateur de cette discipline ; c'est lui qui en a créé la méthode (de la réduction phénoménologique), permettant de laisser se dévoiler et de décrire les phénomènes. Cette méthode ne peut s'appliquer à l'étude des choses de la nature. Mais elle a permis une nouvelle approche de ce qui constitue le fondement même, l'essence, de ce qu'il y a d'humain dans l'Homme, la conscience. Elle a continué à se développer avec les élèves de Husserl, dont les plus célèbres ont été : - Martin Heidegger(1889/1976), Merleau Ponty (1908-1961) et Ludwig Binswanger.
Ce dernier, psychiatre et thérapeute, a commencé à appliquer la méthode phénoménologique dans la prise en charge des souffrances psychologiques. On le considère, à juste titre aujourd'hui, comme le père de la psychiatrie phénoménologique ; il a en effet introduit une nouvelle manière de regarder et de rencontrer le malade mental. C'est lui qui a instruit à la phénoménologie le Dr Caycedo, alors jeune psychiatre, et qui a été son dernier disciple.
Il a formé le mot "sophrologie" à partir des trois racines grecques: sos : qui pour les Grecs de l'antiquité classique, avait une signification très large et que nous résumerons comme "intact, sain, harmonique". phren : au sens large de psyché, esprit. logos : au sens de traité, étude. |
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Définition : Bases conceptuelles et méthodes |
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Ce nom a été conçu par le Professeur A. Caycedo, pour désigner une science fondamentale qu'il a créée et qui trouve aujourd'hui des applications tant dans les sciences cliniques que dans les diverses sciences humaines, ainsi qu'une école qu'il a fondée en 1960.
Cette école, devenue aujourd'hui l'école de Sophrologie caycédienne, étudie la conscience humaine et les valeurs de l'existence, en partant de nouvelles conceptions (inspirées de la Phénoménologie), par des procédés originaux qui lui sont propres. |
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